Lui aussi attirait les foules

foule de gens

Vendredi 25 septembre, je suis dans le train en direction de Paris. Dans le wagon trois femmes très en forme, visiblement très heureuses à la perspective de ce qui les attend dans la capitale. Je devine plus tard, qu’elles sont en route pour le concert de Céline Dion.

Or ce jour-là sur les chaînes d’infos on ne parlent que de la venue du pape en France. Et ce qui me frappe, c’est que je retrouve chez les catholiques interviewés le même enthousiasme que chez mes voyageuses. La plupart ont fait des sacrifices pour être là, se levant tôt, parcourant des kilomètres. Chez tous, on retrouve ce même bonheur, cette même émotion à la perspective de rencontrer cette personne qu’ils admirent et cette même joie à partager ce moment avec tous les autres « fans ».

En son temps Jésus aussi a attiré les foules. Certains venaient de loin, « Des foules nombreuses se mirent à le suivre ; elles étaient venues de la Galilée, de la région des « Dix Villes », de Jérusalem, de la Judée et du territoire transjordanien » (Matthieu 4 :25). D’autres ont tout fait pour le voir : Zachée est monté sur un arbre (Luc 19 :4), Bartimée a crié du plus fort qu’il pouvait pour attirer l’attention de Jésus (marc 10 : 47), d’autres sont allés jusqu’à passer par le toit pour que jésus puisse guérir leur ami (Marc 2 : 3-4). Ils étaient nombreux à venir l’écouter, à vouloir le toucher, à vouloir être bénis, guéris (Matthieu 8 : 1-3), à souhaiter lui parler seul à seul. Après avoir entendu les enseignements de Jésus, après avoir vu les miracles et guérisons qu’il faisait, la foule laissait éclater sa joie et les louanges montaient vers le ciel : « Quand la foule vit cela, elle fut émerveillée et célébra la gloire de Dieu » (Matthieu 9 :8) « une foule nombreuse de personnes venues à la fête apprirent que jésus se rendait à Jérusalem. Elles prirent des branches de palmier et allèrent à sa rencontre » en criant « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Jean 12 :12).

Aujourd’hui nous n’avons pas besoin de réserver, ni de parcourir des kilomètres pour rencontrer notre Seigneur. Il vit en nous par son esprit (1 corinthiens 3 :16) et nous pouvons vivre sa présence à tout moment, en tout lieu.

Aucune somme à débourser, le salut nous est offert, IL s’est donné lui-même à la Croix pour nous racheter.

Quand je vois ce que certains sont prêts à faire pour juste apercevoir leur idole je me demande ce que moi je suis capable de faire pour Jésus. Suis-je, sommes-nous prêts à nous mettre en marche pour suivre jésus ou sommes-nous frileux, comme ce jeune homme riche dans Matthieu 19 :21-22 qui renonce à suivre jésus par attachement à ses biens ?

Nous sommes sur cette terre en voyage, un voyage parfois semé d’embûches, mais nous sommes accompagnés par d’autres voyageurs (nos frères et sœurs en Christ) et assurés de notre destination par les promesses de la Parole.

La communion, la joie d’être ensemble, nous pouvons les vivre en l’Église et nous avons cette espérance que dans le royaume de Dieu, nous serons tous ensemble devant le trône à louer notre Seigneur :  » Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de tuniques blanches et ils avaient à la main des branches de palmiers. Ils proclamaient d’une voix forte : Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau. […] ils adorèrent Dieu en disant Amen ! A notre Dieu soient la louange, la gloire et la sagesse, la reconnaissance et l’honneur, la puissance et la force pour toute éternité ! Amen !  » (Apocalypse 7 : 9-12).