« Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près. » Ephésiens 2.17
Pour nous saluer, nous nous disons « bonjour », nous souhaitant une bonne journée. Dans le passé, on se souhaitait le « bon jour de Dieu ». Les Juifs se saluent avec un « shalom, shalom », ou un « shalom alerhem », ce qui signifie « que la paix soit avec vous », que l’on retrouve dans la bouche de Jésus (Luc 24.36 ; Jean 20.19, 21).
« Shalom », « paix ». Le mot a le sens d’absence de conflits, mais aussi de sécurité et de bien-être. Cette paix caractérise le Seigneur et son œuvre : « … nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ », Romains 5.1 ; « Car Dieu a voulu… par lui (Christ) tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix », Colossiens 1.19-20. Cette paix, ce « shalom » sera pleinement réalisé dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, où « Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur », Apocalypse 21.3-4.
Etant le Dieu de paix (Romains 15.33 ; et Jésus « Prince de la paix », Esaïe 9.6), il appelle chacun de ses enfants à être ouvrier avec lui en vue de répandre la paix partout. « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! », Matthieu 5.9. Il nous appelle aussi dans son Eglise, et donc dans nos églises locales, à vivre en paix entre nous : « Soyez en paix entre vous », 1 Thimotée 5.13 ; « Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres », Marc 9.51. Les disciples qui répondent à cet appel sont « agréables à Dieu » : « Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu… cherchons toujours ce qui contribue à favoriser la paix », Romains 14.18-19.
Etant donné ce que nous sommes, enfants de Dieu certes, mais encore tellement imparfaits, tellement susceptibles de nous blesser, suite à un malentendu, une parole désobligeante, un comportement inapproprié, une décision d’église contraire à notre vœu, etc. Tant de situations qui peuvent susciter chez nous de la colère, de l’animosité, de l’amertume envers un frère, une sœur, ou plusieurs, avec le danger de nous enfermer dans de tels sentiments, et d’enfermer l’autre en le réduisant à l’attitude, la parole qui a pu provoquer notre irritation ou nous blesser. Comment régler cela ? Comment faire pour travailler à la réconciliation et amener la paix entre nous ?
Se dire les choses, entrer en dialogue lorsqu’une relation délétère existe. Avec comme motivation la recherche de la paix et pour but la réconciliation : « la sagesse qui vient d’en haut … aime la paix, elle est … conciliante », Jacques 3.17. Cela va demander de la part de chacun de l’humilité. De l’humilité pour nous écouter : à l’offenseur d’accueillir pleinement l’offensé et l’expression de sa souffrance, sans jugement ni condescendance, à l’offenseur encore d’avoir l’humilité de reconnaître ses torts et demander pardon, à l’offensé d’avoir la volonté et l’humilité de pardonner. En agissant ainsi, nous servons le Seigneur (cf. Romains 14.18-19 cité plus haut). Si nous refusons d’obéir à Dieu en vue de la paix, nous risquons fort d’être des éléments perturbateurs dans son royaume : « Veillez à ce…. qu’aucune racine d’amertume ne pousse et ne cause du trouble » (Cf. aussi Ephésiens 4.26-27).
Ne soyons donc pas de ceux qui entravent l’œuvre de Dieu, mais plutôt de ceux qui œuvrons avec Dieu à la réalisation de son shalom.

