Michée 6:8 : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. »
Dans notre vie trépidante et complexe, très dépendante du monde, il n’est pas toujours facile de savoir ce que Dieu nous demande dans certaines situations de la vie quotidienne. Nous avons la chance de vivre dans un pays libre, où on peut ouvertement proclamer notre foi et nos convictions sans risquer la prison. Nous pouvons avoir l’impression qu’on vit comme Dieu nous le demande alors qu’on est dans une routine et une vie charnelle.
Dans le verset précédent, Dieu montre que même des milliers de sacrifices ne peuvent enrayer le péché. Les auditeurs du prophète pensaient que l’Eternel attendait d’eux une grande quantité de sacrifices. Or Michée leur enseigne que les exigences de l’Eternel sont tout autres, celles-ci demandent plus de droiture, de justice sociale, l’obéissance à la Loi et en définitive, l’humilité. Une vie pieuse sans le cœur qui va avec, n’est pas ce que demande le Seigneur.
Ce que Dieu veut pour nous qui voulons faire le bien, c’est de pratiquer Sa justice. C’est la justice du royaume de Dieu que nous devons chercher (Mat 6.33). Pratiquer la justice consiste à suivre le chemin qu’il a tracé pour nous et mettre en pratique Sa Parole dans tous les domaines de notre vie. Est-ce que je pratique cette justice dans chaque action de ma vie ? Mes paroles, mes actions, et encore plus, mes pensées sont-elles justes ? Ensuite, vis-à-vis des autres, aimer la miséricorde veut dire accorder le pardon à ceux qui me font du mal, aimer mes ennemis. Comment réagissons-nous face à l’injustice envers nous ou nos proches ? La miséricorde, c’est aussi celle de Dieu qui nous pardonne (nous a pardonné) tous nos péchés par Sa grâce. Avons-nous accepté cette grâce qui nous offre le salut ? Et proclamons-nous cette grâce à ceux autour de nous qui ne l’ont pas acceptée ?
Enfin, vis-à-vis de Dieu, nous devons reconnaitre notre faiblesse, accepter de ne dépendre que de Lui, et rejeter notre orgueil. Jésus, l’exemple parfait, est doux et humble de cœur (Mat 11.29). En l’imitant, nous dépendons totalement de Lui. Lui seul peut nous rendre capable de mener une vie sainte en reconnaissant notre faiblesse et en rejetant tout mérite qui pourrait entretenir notre orgueil ou notre justification personnelle. Est-ce que j’arrive à ne pas me laisser guider par mon orgueil ? Et est-ce que je laisse mon ancienne nature mourir à la croix ? Est-ce que j’agis par moi-même ou est-ce que je permets plutôt à Dieu d’agir en moi et à travers moi pour Sa gloire ?
Que le Seigneur nous aide à le servir en faisant ce qui est bien, pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec Lui chaque jour de notre vie.

