Un petit carnet rouge et... une adoption

On aurait dit une journée comme les autres. Mon père était là, devant la porte de l’école, il m’attendait comme chaque jour. Après avoir marché pendant un petit moment, nous sommes arrivés à un kiosque à journaux et bonbons. Il me proposa de m’acheter quelque chose que j’aime, quelque chose qui me ferait souvenir de lui. À mon jeune âge (sept ans) je ne comprenais pas l’importance de ce cadeau, mais je choisis un petit carnet de notes de couleur rouge, que j’ai gardé jusqu’à présent. Peu de temps après, je ne revis jamais plus mon père. En effet, il dût payer le prix fort de son engagement à ses idéologies politiques dans l’Argentine bouleversée de cette époque (1975).

J’ai eu une enfance épanouie avec beaucoup d’amis, de nombreux jeux et des expériences enrichissantes. Silvia, une fillette de six ans, m’avait appris une drôle de chanson avec des mimes, qui parlait du péché, du pardon, des rues d’or au ciel, de vivre avec Jésus… Cette chanson n’avait pas plus de sens pour moi que la chanson populaire « Frappe, frappe mon cœur » de Raffaela Carrà que je chorégraphiais avec mes amies. J’avais aussi une grande collègue à l’école (Ruth) qui se moquait de ma confiance en de simples êtres humains représentés sur des images pieuses (statues) sans vie. Combien de fois nous en discutions ensemble ! Cependant, avec quel amour elle me traitait !

À la veille de l’adolescence, l’absence de mon père se fit sentir. En dépoussiérant mon petit carnet rouge, je commençai à comprendre l’ampleur que prenait en moi sa soudaine disparition. A cette époque ma sœur qui avait commencé à fréquenter une église évangélique depuis quelques années, me parla de l’importance de la Bible, ce livre que je lisais de temps en temps. Convaincue d’avoir trouvé la vérité dans cette église, je fis part à mes amis déconcertés de ma décision de quitter l’église catholique afin de devenir évangélique. Après avoir obtenue la levée de l’interdiction par ma mère de fréquenter l’église baptiste, je commençais à assister assidûment à toutes les réunions de cette institution. Durant cette période, je ne comprenais pas pourquoi Silvia (la petit fille avec la chanson sur les  rues d’or), ma sœur et d’autres, me demandaient avec insistance si je m’étais convertie. Ne savaient-elle pas que j’étais déjà évangélique ?

Le sentiment de solitude s’aggravait dans ma vie. Ni l’amour de mes nouveaux amis ni celui de ma famille n’était suffisant ; J’étais dans la pénombre des chamboulements de l’adolescence. Un jour, je me suis retrouvée toute seule en rentrant à la maison après le culte.Je me suis adressée au Créateur comme je l’avais déjà fait auparavant. Tout à coup, je pris conscience de certains propos que j’avais écoutés, lus ou bien chantés tout au long de ma vie. Il était évident que Dieu m’avait préparée à sa rencontre pendant treize années (mon âge à cette époque). Moi je pensais que j’avais fait tout ce qu’il fallait ; effectivement j’avais rompu avec certains schémas religieux ce qui avait entraîné alors l’hostilité de ma famille à mon égard.Or, je sentais la présence du Seigneur, parlant à mon cœur, me rappelant que mes péchés étaient toujours bien présents. Je compris que j’étais de l’autre côté, confrontée à Lui et totalement perdue. Je me suis alors adressée au Seigneur : « Sauve-moi, Seigneur ! ». Je me suis rappelée qu’Il était mort à la croix pour tout le monde, pour moi. Il avait pris ma place. Je lui ai donné de suite ma lourde charge de péchés qu’il reçut et pour laquelle il me pardonna. Je cru en Lui comme étant la seule personne capable de me sauver et il me sauva. Je l'ai supplié qu’il devienne mon seul chef, mon Seigneur et le propriétaire de ma vie ce qu’il fit.

Après cette expérience, tout prit sens: cette chanson de mon enfance, cette discussion avec Ruth, ce sermon du pasteur, même la Bible. Bien que j’avais de très bonnes valeurs (grâce à l’éducation de ma mère), ma vie n’était plus la même. Dorénavant,elle ne tournait plus autour de moi et ni autour de la bonne personne que je pouvais devenir (même à travers les lectures de la Bible). Lui, Jésus, était devenu le centre de ma vie, de mon existence. 

Depuis cette rencontre avec Dieu, j’ai commencé à assister au « cabinet psychologique » du Seigneur. Il m’a traitée avec amour et avec soin. Il a guéri les blessures de mon enfance. Maintenant, j’ai un père, mais lui, il est le Père parfait et il m’a donné aussi un « petit carnet rouge », sa Parole qui me rappelle sa personne, son amour, sa fidélité, sa volonté.

Pour conclure, j'ai toujours le souvenir d’une chanson de cette époque que je chantonne encore régulièrement:

«  Qu’est-ce que je ferais sans sa Parole ?

Qu’est-ce que je ferais sans la prière ?

Qu’est-ce que je ferais sans sa miséricorde ?

Qu’est-ce que je ferais sans son pardon ?

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Qu’est-ce que je ferais sans Jésus Christ 

Celui que j’aime, parce qu’il m’a tant aimé ? »

P. Y.

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